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  • 4 mars 2025

21ème semaine européenne de prévention et d’information sur l’endométriose du 3 au 9 mars 2025

Dans le cadre de cette semaine européenne de prévention et d'information sur l'endométriose, faisons un point sur sa définition et sur les facteurs favorisant cette maladie chronique.

L’endométriose est une maladie gynécologique inflammatoire et chronique fréquente qui touche près de 10 % des femmes. Elle se caractérise par la présence, hors de la cavité utérine, de tissu semblable à celui de la muqueuse de l’utérus (appelée endomètre). Elle évolue de la puberté à la ménopause.

Qu'est-ce que l'endométriose ?

L'endométriose est une maladie définie par la présence, en dehors de l’utérus, de fragments de muqueuse utérine (endomètre) ou tissu endométrial, comprenant des glandes et du stroma (tissu servant à soutenir, protéger et relier entre eux les nerfs, les vaisseaux sanguins et lymphatiques qu’il contient).

Après l'ovulation, la muqueuse utérine s'épaissit pour se préparer à une éventuelle nidation d'un ovule fécondé. En l'absence de fécondation, les règles surviennent. En cas d'endométriose, certaines cellules de l’endomètre migrent en dehors de l’utérus et se déposent sur d’autres organes de l'abdomen, où elles provoquent une réaction inflammatoire et forment des lésions et des cicatrices. 

Les lésions d'endométriose présentent les mêmes caractéristiques que la muqueuse utérine. Elles sont donc sensibles aux hormones ovariennes (estrogènes) et à chaque cycle menstruel, elles se développent et saignent. C’est pourquoi on qualifie l'endométriose de maladie oestrogéno-dépendante.

L'endométriose se manifeste ainsi chez les femmes en âge de procréer (c’est-à-dire en période d’activité génitale), parfois dès la puberté et les premières règles. C'est une maladie chronique qui régresse à la ménopause.

Les facteurs favorisant l'apparition d'une endométriose

L'endométriose se développe en présence de plusieurs facteurs concomitants (on dit qu’elle est multifactorielle). Selon les chercheurs, elle surviendrait principalement durant les règles, parce que des fragments d’endomètre remontent dans le pelvis en passant par les trompes de Fallope (menstruations rétrogrades). Ces morceaux de muqueuses se fixeraient alors en dehors de la cavité utérine, sur le pértoineou les organes.

D’autres éléments favorisants ont été identifiés :

  • des problèmes mécaniques qui peuvent obstruer l’appareil génital (ex. : anomalies du col utérin) ;
  • une prédisposition génétique (risque familial de développer la maladie) ;
  • des facteurs hormonaux (les lésions étant hormono-dépendantes) ;
  • une réponse immunitaire et inflammatoire inadéquate de l’organisme, entraînant le développement des lésions.

On sait également que le risque d’avoir une endométriose est augmenté chez :

  • les femmes qui n’ont pas eu d’enfant ;
  • celles qui ont des cycles menstruels courts et des règles abondantes.

En revanche, cette probabilité est diminuée chez les femmes utilisant une contraception orale.

Mise en place d'une stratégie nationale de lutte cnttre l'endométriose

En France, l'endométriose touche entre 1,5 et 2,5 millions de femmes en âge de procréer, soit une femme sur 10. Cette maladie est source de douleurs chroniques et d'infertilité. Les femmes sont confrontées à un retard diagnostique quasi systématique, qui est en moyenne de sept ans.

Face à ces constats, le Ministère de la Santé a lancé en 2022, une stratégie nationale de lutte contre cette maladie s’appuyant sur :

  • la recherche médicale. Un laboratoire français a mis au pointun test salivaire permettant de diagnostiquer l'endométriose en quelques jours. Son exploitation, en cours d’analyse, fait partie des innovations médicales potentielles ;
  • des filières territoriales adossées à des centres de référence. Leur mise en place permet une prise en charge de qualité des femmes, tant sur le plan diagnostique que thérapeutique ;
  • la réduction du retard de diagnostic grâce à l'amélioration de la détection de l'endométriose par les médecins de santé scolaire, les médecins libéraux et les radiologues ;
  • l'amélioration de la prise en charge de la douleur.

L’Assurance Maladie a contribué au déploiement de cette stratégie avec une campagne de communication dématérialisée sensibilisant les jeunes à la fréquence de la maladie et à son incidence dans la vie quotidienne des femmes.

Pour en savoir plus sur la prise en charge et sur les critères d'évaluation, rendez-vous sur le site ameli.fr 

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